Délibérément inconfortable

Le parcours d’une lauréate du prix YWE à l’occasion de la Journée internationale des femmes

  • Nathalie Carson de L’Impériale a reçu un prix Young Women in Energy (Jeunes femmes dans l’Énergie) pour son rôle dans la supervision des opérations de résidus à Kearl.
  • Nathalie, seule femme à son niveau de leadership dans l’exploitation minière, attribue sa fulgurante ascension professionnelle à sa curiosité, sa certitude et à un solide mentorat.
  • À l’occasion de la Journée internationale des femmes, elle encourage les jeunes femmes à « agir avant d’être prêtes », en soulignant que l’inconfort est essentiel au développement dans l’industrie énergétique en évolution.
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Chaque jour sur le site Kearl de L’Impériale, Nathalie Carson jongle avec le genre de décisions qui assurent le bon fonctionnement des opérations et la sécurité des employés 24 heures sur 24.

En tant que responsable des opérations pour les résidus, elle supervise un environnement de production complexe qui compte plus de cent personnes, dont cinq femmes. Elle est la seule femme, et la plus jeune personne, à avoir atteint ce niveau de responsabilité dans les opérations minières.

Cette année, cette précocité lui a valu un prix Young Women in Energy (YWE). Depuis 2014, le programme des prix YWE a reconnu plus de cent femmes pour leurs précieuses contributions et leurs réalisations remarquables dans l’industrie énergétique de l’Alberta.

C’est une reconnaissance que Nathalie décrit à la fois comme excitante et incitant à la modestie.

« On oublie parfois qu’il y a tout un écosystème de femmes dans cette industrie, » dit-elle. Sa participation au récent Sommet YWE lui a rappelé l’existence de cette vaste communauté, constituée d’un réseau de cheffes de file, de bâtisseuses et d’innovatrices qui partagent des expériences similaires dans des domaines où les femmes demeurent sous-représentées.

Ingénieure en exploitation minière de formation, Nathalie a effectué toute sa carrière professionnelle à L’Impériale. Alors que bon nombre de ses camarades d’université s’orientaient vers l’extraction en roche dure traditionnelle, elle a opté pour les sables pétrolifères, une jeune industrie qui n’existe que depuis les années 1960. C’est cette nouveauté relative qui l’a attirée.

« On continue à apprendre et à optimiser. Cela signifie qu’il y a plein d’occasions d’innover et de laisser sa marque. »

Ses journées sont rarement prévisibles. « On n’a jamais le temps de souffler », dit-elle en riant. « Il y a toujours un problème à résoudre. Mais jamais deux fois le même problème. »

En tant que leader, Nathalie s’appuie sur deux principes fondamentaux : la curiosité et la certitude. Elle reconnaît que son parcours professionnel a été différent de celui de nombreux opérateurs et superviseurs qui relèvent de son organisation, et elle considère cela comme une force. Au lieu de supposer, elle demande. Au lieu de diriger aveuglément, elle écoute.

« C’est quand chacun comprend le problème à résoudre et connaît son rôle que les équipes réussissent vraiment. »

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Nathalie est franche au sujet d’une autre réalité : elle ne s’est que rarement sentie « prête » pour ses trois dernières promotions. Un mentor influent l’a installée dans des rôles pour lesquels elle n’était pas forcément prête, et l’a soutenue pour qu’elle puisse s’y développer. Ce soutien, dit-elle, a tout changé.

Son conseil aux jeunes femmes en cette Journée internationale des femmes? « Foncez, même si vous n’êtes pas prêtes. La croissance est inconfortable, mais c’est le but. »

Aujourd’hui, dans un environnement à enjeux importants où les erreurs peuvent avoir de graves conséquences, Nathalie se concentre sur les responsabilités du poste qu’elle doit à son mérite.  Elle soutient son équipe, renforce les liens grâce au Women’s Interest Network (Réseau d’intérêt des femmes) du site et aide les autres à voir qu’occuper un poste de responsabilité dans les sables pétrolifères n’est pas seulement une possibilité pour les femmes. C’est fort, et c’est indispensable.