Accroître l’autonomie des communautés autochtones
gouverneure générale du Canada
Le 7 juin 2010, l’Impériale et ExxonMobil ont lancé ensemble le Programme de leadership pour les femmes autochtones, à l’occasion d’un gala à Ottawa. Son Excellence la très honorable Michaëlle Jean, gouverneure générale du Canada, a pris la parole pendant le dîner pour exprimer son soutien au programme. « L’événement d’aujourd’hui me remplit de joie parce que j’ai toujours cru que les femmes avaient le pouvoir d’améliorer la qualité de vie de leurs communautés, a-t-elle déclaré. Je souhaite féliciter les partenaires de l’industrie qui démontrent la responsabilité sociale de leurs entreprises en soutenant ce programme.    

Femmes Autochtones au sein du Leadership Communautaire

Samantha Elijah

Créer une vision d’avenir : Indigenous Women in Community Leadership

Attendez-vous à voir Samantha Elijah parmi la prochaine génération de dirigeants autochtones. Membre de la Première Nation Walpole Island près de Sarnia, en Ontario, et récemment diplômée d’une école de gestion, elle planifie déjà diriger un jour son propre cabinet de services-conseils commerciaux.

Alors, quand elle a vu qu’on offrait une bourse d’études pour un nouveau programme visant à soutenir les femmes autochtones dans le leadership communautaire, elle n’a pas hésité à présenter sa candidature.

« Je crois que les femmes sont sous-représentées dans les échelons supérieurs de la gestion, déclare la mère de deux enfants, âgée de 28 ans. Et les femmes autochtones ont besoin d’une porte-parole pour les aider à cerner les compétences qui leur permettront de progresser en politique, dans les affaires et dans d’autres organisations et d’avoir ainsi leur mot à dire dans le processus décisionnel de ces institutions. »

Elijah compte parmi les 12 femmes autochtones de partout au Canada qui ont été choisies pour faire partie du programme de leadership pour les femmes autochtones (Indigenous Women in Community Leadership) au Coady International Institute, situé à l’Université St. Francis Xavier à Antigonish, en Nouvelle-Écosse.

Le programme vise à faire participer de nouvelles dirigeantes des Premières Nations, des Métis et des Inuits et à leur offrir les compétences pratiques et l’expérience dont elles ont besoin pour jouer un rôle actif dans leurs communautés. L’initiative qui s’échelonne sur cinq ans est financée en partie par les Fondations Pétrolière Impériale et ExxonMobil à raison de 4 millions de dollars.

En mai 2011, les étudiantes ont suivi des cours pendant trois semaines au campus; elles ont ensuite été placées dans des communautés partout au Canada pendant une période de trois mois. Pendant la durée du programme, les participantes sont jumelées à des mentors.

« L’Impériale est emballée à l’idée de participer à ce programme qui appuie l’éducation en vue de bâtir des communautés autochtones solides, déclare Susan Swan, présidente de la Fondation Pétrolière Impériale. Le jumelage des étudiantes à des mentors de diverses régions du Canada inspirera des réseaux durables de femmes soutenant le développement des communautés autochtones. »

Elijah travaillera avec l’Assemblée des Premières Nations, l’organisation nationale des Premières Nations à Ottawa. Elle collaborera aussi à un projet de logement dans la Première Nation de Whitefish Lake dans le Nord de l’Ontario afin d’accroître l’efficience énergétique des résidences dans la communauté, tout en développant les compétences des propriétaires.

« J’ai appris comment recenser les compétences de ma communauté, comment évaluer les paramètres économiques d’une communauté et comment convaincre les autres de créer une vision d’avenir, souligne-t-elle.

La réponse au programme pour sa première année a été forte, enregistrant cinq fois plus de demandes qu’il n’y avait de places, indique la directrice du programme Sheila Isaac. Elle voit ce nombre continuer de s’accroître à mesure que le réseau se bâtit partout au pays.

« Les participantes et les mentors ont établi une relation d’apprentissage privilégiée et j’espère qu’elles continueront d’alimenter le réseau en tant qu’amies au profit du développement communautaire et personnel, ajoute-t-elle. Ces liens positifs se propageront à plus de personnes et généreront plus de savoir. »

La mentor du programme Pat Flett, une femme d’affaires métisse de Fort McKay, en Alberta, déclare qu’elle a été très impressionnée par la passion qui anime ces jeunes femmes à l’égard de leurs communautés.

« Elles semblent déterminées à vouloir faire bouger les choses et à obtenir des résultats tangibles, a-t-elle indiqué.

Le fait de pouvoir compter sur un mentor donnera aux participantes une longueur d’avance, » ajoute-t-elle.

« Notre propre parcours fait en sorte que nous les avons trouvées d’une façon ou d’une autre, à un endroit ou un autre, a-t-elle déclaré. Mais je pense que le fait de les avoir à notre portée ne fait qu’accroître la possibilité qui s’offre à elles de devenir des dirigeantes plus solides, plus rapidement; et il nous faut être plus rapides de nos jours. »

Pour Elijah, le fait de compter parmi les premières candidates sélectionnées pour le programme est un grand honneur, nous dit-elle.

« Les outils à notre disposition peuvent changer les choses dans nos communautés, souligne Elijah. C’est toujours plaisant d’être la première dans quoi que ce soit, de créer des précédents pour les autres qui suivront, et ces femmes établissent des standards très élevés. »